Le carré des saveurs
Alchémille
Angélique
Bétoine officinale
Bouillon blanc
Cerfeuil des bois
Chardon Marie
Croix de Jérusalem
Fenouil
Fraise des bois
Marjolaine
Raifort
Sauge sclarée
L' Alchémille
Ses feuilles sont principalement utilisées en médecine pour leurs nombreuses vertus. Selon certains récits, elles auraient une action astringente et anti-inflammatoire. Elles seraient donc particulièrement utiles aux femmes puisqu’elles auraient le pouvoir de réduire les pertes lors de la menstruation et empêcherait les leucorrhées (pertes blanches). L’Alchémille serait également un régulateur hormonal puisqu’elle stimulerait et renforcerait l’hypophyse dans le cerveau.
En outre, l’alchémille adoucirait les insomnies lors de la ménopause, traiterait les troubles du transit tels que les diarrhées chroniques, les gastro-entérites. Elle soignerait également les infestions de la gorge telles que les aphtes et les angines.
Dans le domaine culinaire, elle donne un goût particulier au lait et au fromage. Une fois séchées, ses feuilles peuvent être utilisées pour parfumer le thé.
L'Angélique
Déjà connue des Grecs, des Romains et des Hébreux, elle était alors considérée comme l’une des meilleures herbes médicinales.
Une autre légende raconte que l’Archange Raphaël aurait apporté une racine d’Angélique à Charlemagne, empereur d’Occident, pour sauvée son armée, alors atteinte de la peste. Afin de se prémunir de la contagion, on mâche les feuilles et on s’attache des colliers de graines autour du cou.
Enfin, l’angélique est un puissant répulsif contre les puces.
La Bétoine officinale / Epiaire officinale
A cette époque, cette plante se voit en effet attribuée des propriétés magiques. Les feuilles de la plante étaient fumées pour dégager les sinus, ou encore placée dans un chapeau pour soulager les maux de tête. En outre, elle était également portée en amulette puis jetée dans le feu de Saint-Jean afin de purifier les jeunes gens qui sautaient au-dessus.
Sous forme de tisane, la bétoine servait à traiter les bronchites. Ses feuilles pouvaient également remplacer le tabac à fumer, ou produire un substitut de thé. Elle permettait aussi de teindre la laine en brun. Quant à ses racines, celles-ci pouvaient se consommer en salade. La plante est ensuite tombée dans l’oubli au Moyen Age.
Le Bouillon blanc
Le Bouillon blanc a longtemps été utilisé comme remède pour les affections respiratoires, la gorge et la peau. Il y a 2 000 ans, le médecin grec Dioscoride, le recommandait pour soigner les maladies des poumons et est encore aujourd’hui disponible dans les herboristeries.
Au Moyen Age, le Bouillon blanc était également utilisé pour les teintures et la fabrication de torches.
Le Cerfeuil des bois
Elle est considérée comme stimulante, digestive stomachique, diurétique, dépurative et sudorifique. Attention toutefois, sa racine est toxique. Elle a notamment une action abortive.
En cuisine, les feuilles ainsi que les tiges florales se mangent crues ou hachées très finement dans les salades. Elles peuvent également être cuites en légumes. Les boutons floraux peuvent parfumer les salades, les tartines beurrées ou encore être conservée dans du vinaigre épicé afin d’être consommé en apéritif.
Le Chardon Marie
Elle est connue depuis très longtemps puisque dans l’Antiquité, les Grecs l’utilisaient déjà pour traiter les troubles hépatiques et biliaires. Pline l’Ancien recommandait de la consommer sous forme de miel et de jus pour « éliminer les excès de bile ».
Au Moyen Age, on disait que cette plante était capable de chasser la « mélancolie », aussi appelée « bile noire », associée au foie.
Aux Etats-Unis, ses feuilles séchées étaient utilisées pour stimuler l’appétit et la digestion. Au XIXe siècle, les médecins de l’école éclectique américaine l’ont utilisé pour soigner les varices, les troubles menstruels, les congestions des reins, de la vésicule biliaire et du foie.
Aujourd’hui encore, on retrouve le chardon-marie dans la composition des préparations pharmaceutiques destinées à traiter les troubles biliaires.
La Croix de Jérusalem
Elle est depuis toujours utilisée pour la confection de bouquets.
Le Fenouil
Les différentes variétés cultivées sont toutes utilisées en cuisine, alors considéré comme un légume. Toutes les parties, aussi bien les racines, les feuilles, que les graines, sont comestibles. Il ne s’agit toutefois pas un bulbe véritable comme l’oignon par exemple. Son parfum est très anisé, ce qui en fait sa particularité. Il est généralement associé aux soupes, aux poissons, aux mélanges de légumes et en salade. Il se consomme donc aussi bien cuit que cru.
Les graines du fenouil sont utilisées comme aromate ou épice, en particulier dans les cuisines juive, italienne et chinoise. Au Moyen Age, le fenouil était considéré comme une plante liée à la magie blanche pour ses effets aphrodisiaques.
Enfin, en phytothérapie, le fenouil peut être utilisé pour ses propriétés diurétique, antispasmodique, oestrogénique et antiparasitaire.
La Fraise des bois
En botanique, la fraise des bois est considéré comme un faux-fruit car ce n’est qu’une partie de la graine qui enfle. Les véritables fruits sont les petites et nombreuses akènes (graines) autour de la partie rouge et charnue.
La réputation de la fraise des bois remonte à l’Antiquité. Elle est alors très appréciée car savoureuse, parfumée et adulée par le palais. Les Romains appréciaient notamment ses vertus thérapeutiques. Plus tard, au Moyen Age, elle était considérée comme une sorte de panacée, en particulier contre les maux, comme la goutte ou encore les rhumatismes. A partir du XVIIIe siècle, la fraise commence à être cultivée.
En plus de son usage médicinal et thérapeutique, la fraise des bois peut également être un élément de beauté cosmétique. En effet, certaines femmes s’enduisaient le visage de fraises écrasées. Enfin, le fruit était bien évidemment utilisé en confiserie et en pâtisserie.
La Marjolaine
Elle est cultivée comme aromate depuis l’Antiquité. En effet, ses feuilles fraîches ou séchées sont principalement utilisées pour aromatiser de nombreuses préparations culinaires.
Dans le domaine médical, la distillation de ses fleurs permet d’obtenir une essence antiseptique utilisée en fumigations (pour détruire des organismes vivants considérés comme nuisibles). Elle peut également servir de répulsif contre les guêpes. Au Moyen Age, la marjolaine était considérée comme aphrodisiaque.
Le Raifort
Elle est principalement cultivée pour sa racine. D’ailleurs, « raifort » signifie « racine forte » en français ancien. C’est une plante très ancienne puisque, selon certaines sources, les Egyptiens la consommaient déjà 1 500 ans avant J.-C. Dans l’Antiquité, Pline l’Ancien la mentionnait également.
En cuisine, la racine du raifort est râpée est utilisée comme substitut à la moutarde. Elle a effectivement une saveur très forte, piquante et poivrée. Toutefois, contrairement au piment ou à la moutarde, l’effet piquant disparaît entre chaque bouchée. Elle est principalement utilisée en Alsace et au-delà : en Allemagne, en Autriche, Hongrie, Roumanie, Pologne, Ukraine, Biélorussie et Russie, pour relever les viandes et leurs sauces. En Angleterre, le raifort compose une sauce qui accompagne le roast beef.
Aux Etats-Unis, son usage est répandu dans les fast-foods. D’ailleurs, en France, le raifort remplace souvent le wasabi japonais puisqu’il y ressemble fort.
La Sauge Sclarée
Elle est aussi bien cultivée pour ses feuilles que pour ses fleurs, très utiles comme aromate ainsi qu’en médecine. En effet, une huile essentielle peut être tirée de ses feuilles et aurait des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et antimicrobiennes. Ses feuilles elles-mêmes peuvent être utilisées fraîches ou séchées pour aromatiser les viandes.
Autrefois, en Allemagne, elles étaient également être utilisées pour aromatiser le vin tandis qu’en Angleterre, elles étaient utilisées comme substitut au houblon lors de la préparation de la bière.